Réaction à la loi HPST des médecins libéraux avant les élections de leur leurs représentants aux Unions régionales des professionnels de santé
La CSMF (Confédération des syndicats des médecins français), premier syndicat de médecins libéraux, menace de ne pas signer la nouvelle convention médicale que le gouvernement cherche à mettre en place. Cette année, la confédération a choisi de ne pas inviter Roselyne Bachelot à son université d'été, qui se tenait depuis le vendredi 24 septembre à Cannes.
Cette nouvelle convention, qui régira la Sécurité sociale pour au moins cinq ans, fixe le montant des honoraires remboursables et les objectifs pour les médecins en termes d'économies et de prise en charge des patients.
Michel Chassang, le président de la CSMF, a déclaré que le syndicat "refusera de négocier une nouvelle convention si la loi Bachelot n'est pas nettoyée". La loi Hôpital-Patients-Santé-Territoires (HPST) de juillet 2009 (ou loi Bachelot) est contraire aux intérêts de la médecine libérale, estime la CSMF. Elle comporte entre autres une obligation de déclarer ses vacances et d'aller prêter main-forte aux confrères des zones "désertes" sous peine de sanction financière. Afin de marquer très nettement son opposition, la confédération n'a pas invité cette année la ministre de la Santé à son université d'été. Médecins du travail et professionnels libéraux insatisfaits
Le projet de loi sur les retraites "va mettre à mal l'indépendance du médecin du travail" et "ne permettra plus de faire le lien entre travail et santé", dénonce un collectif réunissant 1.100 médecins, inspecteurs et contrôleurs du travail. Ils s'inquiètent notamment d'un article du texte prévoyant que les directeurs des services de santé au travail interentreprises (SSTI), nommés par les employeurs, deviennent "garants de l'indépendance du médecin du travail".
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